Final Fantasy IX: mes analyses des questions existentielles

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Final Fantasy IX: mes analyses des questions existentielles

Messagepar Empty » 11 Fév 10 à 01:47

Bonjour à tous. J'ai, depuis que j'ai fini Final Fantasy IX un certain nombre de fois, l'envie de partager ce que je ressens vis à vis des questions existentielles des personnages; celles qu'ils se posent quand on ne sélectionne ni "nouveau" ni "continuer" sur le menu.
Je viens de me rendre compte qu'un tel sujet existait mais sur le sujet Final fantasy IX, pas sur le site.
Je les ai lu, et bien qu'elles s'avèrent très intéressantes et subtiles, elles ne correspondent pas forcément à ce que moi j'ai ressenti. (Je ne prétend aucunement que ma version est la bonne, mais surtout que l'intérêt est d'analyser ces phrases à sa propres façon).
Je vous propose de découvrir ma façon de voir les choses:

Steiner:

"Est ce vivre que de consacrer ma vie à autrui? Qui m'apportera la réponse?"

Il se dit que consacrer se vie a autrui ne lui apporte rien, car il ne sert pas ses propres intérêts.
mais en fait, une fois amoureux de Beate, il sert ses propres intérêts car il profite des bons moments avec elle. Mais cela ne l'empêche pas de consacrer sa vie à autrui: Beate. C'est évidemment elle qui lui apporte la réponse.

Djidane:

"A t'on besoin d'une raison pour aider quelqu'un?"

Il se demande s'il a aidé Dagga parce qu'il est tombé sous son charme ou juste parce qu'elle lui a demandé, donc sans raison. Il obtient sa réponse lorsqu'il sauve Kuja d'une mort certaine. Malgré tout ce que Kuja leur a fait, Djidane le sauve alors qu'il n'avait aucune raison de le faire.

Dagga:

"On m'appelle princesse, mais je veux rester moi même."

Elle a un choix à faire entre ses deux destinées: assumer son rôle de souveraine et gouverner du haut de son trône d'Alexandrie, ou assumer son envie de parcourir le monde avec ses amis en restant aux côtés de Djidane. A la dernière cinématique ("Toward that hate"), elle court rejoindre Djidane sur la scène. En courant dans la foule, elle fait tomber son pendentif du dragon qui représente sa souveraineté. Elle hésite à retourner en arrière pour le récupérer, ou continuer vers Djidane. Elle décide de tourner le dos à sa souveraineté, le pendentif, et de courir vers Djidane. Elle a donc fait son choix: assumer son envie de parcourir le monde avec Djidane.

Freyja:

"Rien n'est plus douloureux que l'oubli"

Elle et son professeur de combat, Maître Fratley, étaient amants. Un jour, Maître Fratley décida à contrecoeur de partir parcourir le monde pour s'entraîner, afin de devenir plus fort que son ennemi juré, la générale d'Alexandrie, Beate (ou Beatrix). Il laissa donc Freyja seule à Bloumécia. Il lui promit toutefois de revenir une fois cet acte accompli. Pendant très longtemps elle ne le vit plus, et entendit des rumeurs disant qu'il avait été tué. Elle ne voulait pas y croire. Mais un jour, il revint. Mais il ne la reconnut pas. Il l'avait "oublié". Il avaity même oublié son nom. Il avait en fait perdu la mémoire suite à un combat particulièrement violent. Freyja se sentit alors désespérée, et voulut mourir. Mais Fratley était revenu, et elle pu rester à ses côtés malgré sa tristesse. Et par conséquent, Maître Fratley, étant toujours a ses côtés, celui çi fini par (re)tomber amoureux d'elle. Freyja compris que l'oubli n'était finalement pas un problème en terme d'amour, car quelqu'un d'amoureux retrouveras forcément ses sentiments. L'oubli n'est donc pas la chose la plus douloureuse; son dilemme est résolu.

Bibi:

"Vivre, c'est prouver qu'on vit?"

Bibi est complexé du fait qu'il soit une poupée sans âme; même s'il a une conscience, il est persuadé de ne pas réellement vivre, car né non naturellement, il n'a pas sa place dans ce monde; de plus la seule raison pour laquelle il a été créé est altérée car il n'est plus en mesure (et heureusement dans un sens) d'effectuer ce pourquoi il a été créé (servir Kuja par sa magie). Mais lorsque Djidane lui fais prendre conscience qu'il peut être utile à autre chose (la première fois est lorsqu'il lui demande de l'aide pour aider Dagga dans la forêt maudite), Bibi comprend que ce qui fait qu'on vit n'est pas le fait de suivre le destin qui nous est rattaché, mais plutôt celui d'agir de son propre chef, et d'agir, tout simplement; c'est à dire ne pas être un pantin.Le reste est plus fantaisiste, il me plait de croire que lors de la dernière cinématique, les nombreux mages noirs que l'on voit seraient les enfants de Bibi, qu'il aurait créé à partir de Brume; cet acte confirmerait donc qu'il est dorénavant sûr de vivre, car jamais il n'infligerait un tel complexe à des personnes qu'il aurait créé.

En ce qui concerne Tarask et Eiko, j'avais a peu près la même vision que les auteurs du texte auquel je fais référence (de Grouard Georges, Damien Mecheri; dans la partie "Mythes" du site FF Dream). Pour Kweena, pareil également, sauf qu'elle se rend compte qu'elle ne doit pas restée étriquée et à l'écart pour découvrir et s'ouvrir au monde (et aux nouvelles saveurs, forcément...).

En ce qui concerne Kuja, je n'avais aucune théorie particulière car celles dont je parle font référence aux phrases des personnages; Kuja n'en possèdant pas je ne me suis pas attardé sur son histoire (ce qui est finalement idiot, je le conçois ^^)
Dernière édition par Empty le 11 Fév 10 à 02:03, édité 1 fois.
Même le grand W.E.Disney n'est rien comparé à Nobuo.
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Tantalas
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