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stoz

Inscrit le: 06 Oct 2006 Messages: 63 Localisation: Ivalice ^_^ Sexe: 
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Je n'ai qu'une chose à dire : "Bravo l'artiste "  _________________ Linoa is Wonderfull ! ! !
Viendez là :http://jdrvsrpg.vosforums.com/ |
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Thibault de Mondidier

Inscrit le: 06 Mar 2006 Messages: 23 Localisation: Strasbourg Sexe: 
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« Ce ne sont rien d’autres que des êtres vivants, morts prématurément, et re-matérialisés dans un autre corps…une sorte de réincarnation… »fit Mada.
Je vis le mouvement du coup d’Anandes, elle avalait difficilement.
« Ouais…finalement ce que je viens d’apprendre me fait plutôt froid dans le dos. » fit Anandes.
Le reste de notre marche se passa dans le silence, la discussion avait jeté un certain froid entre nous…je levais la tête vers les montagnes, je réalisais qu’il nous faudra bien plus qu’une journée pour les atteindre.
La nuit commençait tout doucement à tomber, heureusement, dans ces prairies, il ne faisait pas particulièrement froid. Pourtant, l’être de lumière était absolument magnifique, le ciel à ses contours devenait aussi rouge que le sang, le reste du ciel était plus ou moins d’un jaune ocre, et c’est vers les montagnes que le ciel restait ciel.
Grâce à Gotard, nous pûmes manger à notre fin, c’était vraiment un excellant chasseur, il avait des facultés vraiment extraordinaires, je l’admirais beaucoup, et je crois qu’il s’en rendait compte.
Tout le monde s’endormit, sauf moi qui étais de quart pour veiller sur le feu. Je me sentais particulièrement bien, et puis, le feu me distrayait, en le regardant, je me demandais presque s’il était vivant.
C’est alors que quelque chose sur mon épaule me fit sursauter, c’était Gotard.
« Pfiou, la prochaine fois, soit un peu moins brusque, tu m’as fait sursauté. » fis-je la main sur le cœur.
« Désolé…je n’arrive pas à trouver le sommeil, j’ai constamment l’esprit en éveil, mes sens me disent tellement de choses, j’aimerai beaucoup me défouler.
Je le regardais, le feu se réfléchissait dans ses yeux.
« Tu veux qu’on se batte, si cela peut t’aider. » fis-je en levant la main.
« Quoi ? Toi contre moi ? » fit-il en me dévisageant du regard.
« Bien sur ! » fis-je.
« Ok, mais ne vient pas te plaindre si tu te prends une raclé. » fit-il en se levant.
« ha, ha, ha, ne me sous-estime pas. Ma lance, contre tes poings. »
« Ca marche ! »
Nous nous levâmes, la déesse blanche était là, sa luminosité me suffisait.
On se mit dos à dos.
« Quatre pas ? » me fit-il.
« Comme tu voudras. » ma lance dans mes mains.
On se séparait, nous fîmes nos quatre pas, le combat s’engagea.
Gotard se lança à l’attaque, mais, sa masse musculaire impressionnante le rendait plus lent que moi, j’arrivais à anticiper ses coups, mais il était néanmoins assez rapide pour m’empêcher d’attaquer.
« Pas mal…Eto… »
« Je te rends le compliment »
Il tenta de me frapper au menton, il me donna l’occasion.
Je basculais mon corps en arrière, puis, je me lançais sur lui en rasant le sol, je pu placer ma lance entre les jambes, et là j’effectuais un virage sur la droite ce qui le fit trébucher, mais dans sa chute il attrapa in extremis ma jambe. Sa force ma faisait mal, je voyais qu’il ne prenait pas de gants avec moi.
« Ha, ha, et maintenant la toupie. »
Il se releva, et commença à tournoyer, je ne pouvais rien faire, mon corps décolla du sol et je commençait à tourner, de plus en plus vite, lorsque tout à coup il me lança en l’air.
Je ne discernais pas le haut du bas, mais, je m’attendais à un coup, je me redressais, et je me rattrapais de justesse, mes jambes touchèrent le sol.
« Alors….je suis fort non ? » fit-il avec fierté.
« Oui…mais il n’y a pas que la force pur pour gagner, et je vais te le prouver.
Je me lançais sur lui, il se préparait à me contrer, quand je lançais ma lance devant lui, je pris appui dessus pour passer au dessus de lui.
Il fut surpris et ne pu se retourner, en rase motte, je fonçais dans ses jambes, et de toutes mes forces, je le fis décoller du sol, il fit une culbute et tomba à terre.
Il se retourna, et je l’attendais avec ma lance sur la gorge.
« Vraiment impressionnant Eto… »
« Merci Gotard, je ne voudrai pour rien au monde me mesurer à toi lorsque tu seras en colère…ta force comparé à la mienne est vraiment supérieure, je n’ai joué que sur la vitesse…invokeur de la terre… »
Je lui tendais la main, il la saisit en me souriant.
« Merci… »
Ce petit combat nous avait calmé, je retournais devant le feu, jusqu’à ce que Mada vienne me rejoindre.
« Je vous ai observé…je ne comprendrai jamais pourquoi les humains ont toujours besoin de se battre… »
« Peut-être que, lorsque nous nous battons, nous oublions nos soucis, avec Gotard, je ne pensais à rien d’autre qu’à me battre, le reste, je l’oubliais, et puis, cela détend, car tout ce qu’on a en nous se libère dans le combat… »
« N’y a-t-il rien d’autre comme moyen, pour évacuer…cela… » fit-il en me coupant.
Il me prenait de cour, et je ne savais pas quoi répondre.
« Pour être franc…je ne sais pas…je ne connais pas quelque chose qui est meilleur que le combat…mais…tu m’as fait réfléchir Mada. Je t’en remercie. »
« Vraiment ? »
« Bien sur ! Mais tu sais, je suis vraiment content que nous soyons plusieurs pour avancer…je me sens plus à l’aise…et…j’espère qu’il y en aura d’autres...en plus des invokeurs. Comme toi, des compagnons sur lesquels ont peu compter…une sorte de…famille. »
Mada me regardait.
« Je pense comprendre ce que tu veux dire, Eto…mais je ne suis qu’une machine, perfectionnée, mais je reste avant tout un conseillé, et jamais je ne serai aimé, d’amour, comme un être humain… »
« Ne dit pas ça, tu es déjà mon ami…et cela représente beaucoup pour moi… »
« Et moi ? Qu’est ce que je représente à tes yeux ? »
Je fus surpris. C’était Anandes qui s’était levée pour prendre sa garde.
« Mada, tu peux te débrancher ? » fis-je.
« Oui. Bien sur. »
« Alors ? Qu’est ce que je suis ? » fit-elle en s’asseyant.
« Je…tu es aussi mon amie. »
« Ah bon, vois-tu, je ne sais plus trop. Tu te souviens, lorsque tu m’avais montré ton carnet, je m’étais endormis dans tes bras, à ce moment là, j’avais ressenti une grande chaleur, même mon père ne m’en avait jamais donnée de comparable… » _________________ "C'est comme ça", ce n'est déjà plus comme ça au moment où on prononce ces mots |
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Thibault de Mondidier

Inscrit le: 06 Mar 2006 Messages: 23 Localisation: Strasbourg Sexe: 
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« Pourtant, la baffe que tu m’as donné m’a blessé au cœur, car à ce moment là, j’ai vu quelque chose dans tes yeux, j’ai vu une colère que je ne connaissais pas. Lorsque tu m’as giflée, j’ai cru que tu étais quelqu’un d’autre…et pourtant…je…j’ai eu des remords…et je t’ai sauvé… »
Sa voix tremblait, je sentais qu’elle était au bord des larmes. Je comprenais à présent que mon amie avait plusieurs visages. Et celui qu’elle me montrait m’était vraiment inconnu, et je ne savais pas trop comment réagir.
« Eto…pourquoi tu ne dis rien ? »
« Je…Anandes, je vois bien que mon geste t’a profondément marqué, mais n’imagine pas que je te déteste, c’était…ah…peux tu seulement me comprendre. »
« J’aimerai…. »me fit-elle en se levant et en s’asseyant à côté de moi. »
« Imagine, que…si j’avais été un humain qui vienne d’une cité dont la technologie aurait été supérieure à ta ville, qu’est ce que tu aurais pensé de moi ? »
« Je ne sais pas…car cela ne s’est jamais présenté. »
« Bon…autant que tu le saches, au début, j’ai été admiratif devant vos villes, vos savoirs, et puis, de plus en plus, cette admiration s’est transformée en honte, je sentais que ce que je savais était inutile, j’avais l’impression de m’effacer, de ne servir à rien. »
Elle leva son regard vers moi, et moi, je détournais le mien vers le feu.
« Est-ce là…ce que tu as ressentit…à mes côtés…au côté de Gotard et de Mada ? »
« Oui…c’est pour cela que j’ai tout risqué pour sauver cette ville, et ainsi m’instruire. Je ne voulais pas paraître comme un ignorant à vos yeux…alors, j’ai sauvé cette ville pour m’instruire, et ne pas vous décevoir. »
« Eto…je n’aurai jamais soupçonné ça de toi, tu es ce que tu es ! Jamais je ne me permettrai, pas plus que Gotard ou Mada de te critiquer, comment veux-tu que je t’en veuille ? On a tous notre histoire et c’est ce qui fait de nous ce que nous sommes. Et toi, tu as voulu t’effacer, tu as voulu oublier ce que tu étais ?! Tu me déçois beaucoup ! Si je t’ai suivis, c’est à cause de ta simplicité. Ton discours, dans ma ville m’avait touchée, car tu étais si différent, tu étais proche de la nature, proche de ton peuple par ta façon de parler, tu étais un représentant d’un peuple qui avait lui aussi, son histoire. Mais maintenant, tu le discrédites, le savoir que tu as acquis était plus par obligation, tu t’es enfermé toi-même dans ces préjugés, alors qu’il suffisait de nous parler. Je me doutais que quelque chose te tourmentait, mais je ne pensais pas que tu nous envies à ce point. Va te coucher, et j’espère que la nuit te résonnera mieux que moi. »
Je me levais sans rien ajouter. Mais je n’allais pas me coucher, j’avançais tout droit devant moi, je m’éloignais du camp. Et je tombais à genoux, et là, je ne pu m’empêcher de pleurer. Je hurlais de honte. Anandes, avait posé devant moi une vérité que j’avais tenté de fuir. Je m’étais moi-même persuadé, et il a suffit qu’Anandes me gueule dessus pour que mes convictions tombent.
« ANCIEN !!! PARDON….je…JE SUIS DESOLE !!! JE VOUS AI TRAHIS…TOUS…JE VOUS AI DISCREDITES…TON SAVOIR…ANCIEN…JE…AHHHHHHHH !!!! PARDONNE MOI !!!!!! »
Je fondais en larme, quand je sentis une main sur mon épaule. Je levais ma tête. C’était Anandes.
« Hé…bravo…tu as un dont pour le dramatique…tu as dit ce que je voulais entendre…et je pense que même s’ils sont loin, ils ne t’oublient pas…mais je t’en prie…ne fait plus ça. »
Sa phrase se terminait par un petit rire, ce qui augmentait encore la honte en moi. Elle était si adulte par rapport à moi....je réalisais combien je manquais d’expérience. Mais d’un autre côté, j’étais heureux qu’elle soit là pour m’aider.
Je levais à présent la tête, et même dans la nuit, je vis son sourire.
« Encore pardon…anandes. »
Elle me tendit la main, je la pris.
Je retournais devant le feu, je m’assis, et j’écrivis, ce que je venais de faire. Anandes me regardait, et tout à coup, Shogun, qui n’avait rien dit me glissa une phrase qui fut très reposante.
« Cette fille est une perle, au milieu de cette océan de réalité…tu as beaucoup de chance, mon ami. »
Avec cette phrase, je levais ma tête, et nos regards se croisèrent.
« Qu’est ce qu’il y a ? » me fit-elle.
« Shogun m’a parlé, et il a dit que tu étais une perle, au milieu de cette réalité. »
Elle me sourit.
Je n’en revenais pas, cette fille était vraiment incroyable. En seulement quelques semaines, nous nous étions rapprochés, la dispute m’avait ouvert beaucoup l’esprit. Et il était maintenant clair pour moi que je ne devais pas abandonner les croyances de mon peuple. Mais à présent, j’avais également un savoir en moi, que je ne pouvais oublier. Je réalisais à présent que le savoir était vraiment un don précieux. Il m’avait ouvert une porte que je croyais fermée pour toujours. Je vois à présent le monde différemment. Et je réalise, que mon peuple aurait pu se libérer bien plus tôt, si nous étions entré en contact avec le peuple d’Anandes. Un jour, je rentrerai dans mon village, et je chargerai des gens, comme la fille du chef d’instruire les nouvelles générations.
Mon peuple ne doit pas disparaître, bien que primitifs aujourd’hui, nous sommes les descendants d’un peuple des dragons du ciel. Telle est la réalité.
C’est avec soin que je notais la moindre de mes pensés sur ce carnet qui finalement : représentait mon existence, et à travers elle, l’existence de mon peuple.
Je fermais mon carnet et je partais chercher de quoi alimenter le feu.
En revenant, je m’assis au côté d’Anandes.
« Tu sais, avec la dette que je te dois, j’ai finalement trouvé une image de ta personne. »
« Ah ? Et quelle est-elle ? »
« Un pilier, vous tous, et plus toi particulièrement, vous êtes des piliers. Vous me soutenez : sans vous, je n’aurai jamais eu le courage d’arriver jusqu’ici. Sans toi, je serai mort empoissonnée. Sans Gotard j’aurai perdu la vie à cause de Titan. Sans Mada, je n’aurai jamais osé risquer ma vie pour une ville….je vois doit beaucoup, et j’espère qu’au court de cette aventure, je trouverai le moyen de payer ma dette. » _________________ "C'est comme ça", ce n'est déjà plus comme ça au moment où on prononce ces mots |
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Thibault de Mondidier

Inscrit le: 06 Mar 2006 Messages: 23 Localisation: Strasbourg Sexe: 
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« Eto, il y a des moments, il faut arrêter de réfléchir…mais tu sais, j’ai réalisé en t’engueulant, que, je sais beaucoup de toi. De plus , je sais comment tu penses, je sais ce qui se cache dans les tréfonds de ton âme, ton autre toi. Et pourtant, toi, que sais-tu de moi ? La seule chose que tu sais, c’est que je suis une femme, venant d’une ville souterraine, ayant un père du nom de Thor, que notre peuple a toujours vécu en autarcie jusqu’à ta venue. Mais, de ma personne, tu ignores beaucoup de choses. Ce soir, je vais te révéler quelque chose :
Ma mère, se nommait Shina, et elle est morte lorsque j’étais petite. Toutes les deux avions la même maladie : nos os était moins denses, moins résistants. Ils cassaient facilement. La moindre chute pouvait, être mortelle pour nous. Pourtant, ça ne m’empêchait pas de jouer, mais toujours mon père était derrière moi, à me dire.
« Anandes, fait attention. »
J’avais l’impression d’être un être différent de mon peuple. A cause de cela, j’étais souvent seule. Et puis un jour, ce qui devait arriver, arriva. Je fis une chute dans un escalier. Mon corps entier fut brisé. Selon les médecins de ma ville, j’étais condamné à une vie sur un lit. Les blessures étaient très graves. Et comme j’étais petite, enfin, j’étais plus fragile. Plus de 300 fractures. Je ne pouvais plus bouger. Là, pendant des jours, je restais seule, personne ne venait me voir hormis mon père. Je réalisais combien j’étais seule, je ne désirais plus vivre. Alors, j’ai tenté de mourir. Chaque jour, on me piquait pour atténuer la douleur, et bien sur, personne ne pensait qu’une petite fille pourrait utiliser les seringues. Pourtant, le docteur avait toujours piqué au même endroit, alors, je savais quoi faire…. »
Je sentais qu’elle avait de plus en plus de mal à parler.
« Tu sais…tu n’es pas.. » fis-je en lui mettant une main sur l’épaule.
« Si…laisse moi continuer : Mais mon père intervint, empêchant de me tuer. Il était là, devant moi, en larme, disant : « ne me laisse pas seul, même entouré, je serai seul pour la vie. » Cette phrase m’avait touché et elle résonne encore dans ma tête aujourd’hui. Ainsi, mon père prit une décision : Me sauver. Il utilisa toute la science de la ville. Il remua tous les savants pour moi. Et un beau jour, un scientifique trouva une solution. Il avait élaboré une substance qui avait pour conséquence de faire de mes os, une armure encore plus dure que tout. Cela faisait de moi, une future mutante.
Mon père me posa le choix, et malgré ce fait, j’acceptais. L’expérience avait réussit. La science avait vaincu ma maladie. Je pouvais tout faire. Je réalisais, que à huit ans, je n’avais le risque de mourir hormis celui d’une mort naturelle. Mon père ordonna le silence absolu sur cette affaire, je restais un an dans mes appartements sans sortir, pour marqué une crédibilité dans mon rétablissement. Avec les années, je devais jouer la comédie. Je chutais, je devais faire croire à une fracture. Le lendemain, je portais un plâtre. Et cela jusqu’à ton arrivé, Eto. »
Je ne savais plus quoi dire, si ce n’est lui donner un sourire.
« J’ai quitté ma ville à tes côtés, car en plus de découvrir le monde, je pouvais enfin vivre, sans besoin de me cacher derrière des mascarades. Tu te rends compte, pour ne plus être seule, je devais jouer une comédie, car si on avait révélé les raisons de mon rétablissement, les gens de la ville m’auraient vu comme une chose née d’une expérience. »
« Mais, ne pouvait-il pas comprendre que tu avais besoin de cette opération ? »
« Non. Dans mon peuple nous avions une tradition tenace : Nous pouvions opérer un homme, le sauver, mais jamais, nous devions le transformer. Le corps devait correspondre à un corps normal. Moi, j’étais devenu autre chose qu’un être humain. Quelque chose de plus performant, qui aurait pu les dominer si je l’avais voulu. Mon père fit même brûler les notes qui avait aidé à la création de la substance qui m’avait sauvé. Un véritable cercle vicieux. Et toi…d’une façon ou d’une autre tu m’as sortit de cette prison. Voilà, un de mes secrets. »
Je la regardais.
« Anandes, pour moi, tu es une femme, et même si tu es plus résistante que moi, Mada ou Gotard, cela ne change rien à notre amitié. Ne croit pas que je vais te voir différemment. Je sais ce que c’est d’être considéré comme une chose à part, un être différent, et je te raconterai une autre fois, mon histoire. »
Elle ne répondit rien, mais son regard en disait gros sur ce qu’elle pensait.
Chapitre 6 Un nouvel Invokeur
Une nuit était passée et nous nous étions remis en route. Je marchais au côté de Gotard. Mada et Anandes était à l’arrière. Nous avancions avec un rythme assez soutenu. Je voulais atteindre ses montagnes et les traverser avant le coucher du soleil. De temps en temps je tournais la tête pour voir s’il n’y avait pas de problème.
Lorsque l’être de lumière fut au plus haut, nous arrivions enfin devant les montagnes. On devait les passer, peut importe le moyen.
« Alors ? Qu’est ce qu’on fait ? » fit Gotard.
« C’est évident mon gars, on grimpe. » fis-je. Je levais la tête vers le haut, on pouvait voir un passage entre les deux pics. Quelque chose me disait que derrière ces majestueuses montagnes se cachait quelque chose qui certainement nous intéresserait.
« Eto, je crois que nous avons un problème. » me fit Mada.
Je me retournais dans sa direction.
« Que se passe-t-il ? »
« Je crois que Anandes va avoir le vertige. »
« Comment tu peux savoir ça ? » fit Anandes en reculant d’un pas.
« Votre cœur bat a un rythme anormal, mes capteurs indique que vous commencez à transpirer, vos pupilles sont légèrement dilatés. » fit Anandes.
« Mais je… »
« Votre âme m’est inaccessible, par contre, votre corps tout entier vous trahit. » fit mada en bougeant sa main droite.
Etrangement, je ne doutais pas de la parole de Mada. Je sentais également qu’Anandes n’était pas tranquille. D’un coup j’arrachais un bout de ma manche.
« Tiens Anandes, met ce bandeau sur les yeux. » fis-je en le lui tendant.
« Mais enfin Eto, comment pourrais-je faire pour grimper et me repérer ? » fit Anandes.
« Je peux vous porter, je suis capable de tracter une charger dix fois supérieur à mon propre poids. Pour moi grimper avec vous ne changera rien. » fit Mada.
« Bon….très bien. »
Mada se mit à genoux et Anandes grimpa sur son dos puis passa le bandeau sur ses yeux.
C’est ainsi que nous commençâmes notre ascension.
Le début n’était pas très difficile, mais bientôt, Gotard moi et mada devions escalader.
Le seul problème et que nous n’avions aucun moyen pour nous empêcher de tomber. Un faut pas, et la mort nous tendait les bras.
Mada semblait examiner la paroi, puis tout à coup se retourna.
« Ne vous en faites pas, je vais vous ouvrir un passage. » fit Mada.
Il s’approcha de la paroi, et je le vis frapper dans la roche. Un trou apparut. Il y plaça un pied, puis il créa un deuxième trou pour son bras, et ainsi de suite. Gotard et moi n’avions plus qu’à le suivre. L’ascension de la montagne était facile, mais je sentais très bien que le froid nous tombait dessus au fur et à mesure que nous montions.
Bientôt, une épaisse brume tomba sur nous. La seule chose qui nous guidait était les coups de Mada qui nous indiquait que nous pouvions continuer. Je ne sais pas combien de temps nous mîmes pour grimper jusqu’en haut, mais le froid me faisait horriblement mal. Mes mains, je les sentais à peine, et le reste de mon corps, c’était pas mieux.
« MADA !!! SI ON SE DEPECHE PAS, ON VA MOURIR DE FROID !!! » fis-je.
Ma voix résonna, je cru que j’étais partout. J’avais lu que c’était ce qu’on appelle un écho.
Tout à coup, je remarquais quelque chose dans le brouillard. La paroi semblait s’arrêter. Gotard me tendit la main et je fus hissé. A travers le brouillard, j’arrivais à voir que nous étions proche d’un chemin qui longeait les falaises.
Je regardais autour de moi. Ma visibilité était vraiment limitée. Je sentais le froid sur ma peau, c’était pire qu’une morsure sur ma peau. Je regardais Anandes qui grelottait de froid ? Ses lèvres commençaient à virer au bleu, et ce n’était vraiment pas bon. Il fallait absolument nous réchauffer.
« ON NE PEUT RIEN FAIRE ICI, IL FAUT ABSOLUMENT BOUGER ET TROUVE UN ABRIS OU ON VA MOURIR !! » me fit Gotard.
Il ne me fallut pas deux fois pour comprendre. J’avançais le premier, dégageant le chemin.
J’ignorais combien de temps nous allions tenir. C’est alors que je pris une décision.
« MADA ? TU NE CRAINS PAS LE FROID ??!! » fis-je en m’approchant de lui. »
« NON PAS DU TOUT !! »
« BON ALORS ECOUTE MOI, TU PARS DEVANT ET TU CHERCHES UN REFUGE, ON T’ATTEND ICI !! »
« MAIS ETO !! »
« TU NE DISCUTES PAS, NOS VIES SONT ENTRE TES MAINS !! ALLEZ !! »
Enfin il s’en alla, je retournais près d’Anandes et de Gotard qui avaient cessés de marcher. Je les voyais qui s’endormaient.
« HE REMUEZ VOUS !!!! ILS NE FAUT PAS S’ENDORMIR OU C’EST LA MORT QUI VOUS ATTEND !!!! »
Rien à faire, ils partaient doucement. C’est alors que je me rappelais d’un passage d’un livre. La neige était, de façon compact très insolente. Mais pour moi c’était pire que l’enfer que de toucher cette neige. De plus ma combinaison n'était pas vraiment adaptée. Sans réfléchir, je craquais mes manches et j’utilisais le tissu pour recouvrir mes mains. Très vite, je construisais un mur de neige qui allait se coller à la paroi. Le vent ne me facilitait pas les choses, et je sentais de moins en moins mon corps. Shogun quant à lui me motivait, il me criait sans cesse dans ma tête, me disant de me battre, que je ne devais pas abandonner. Et grâce à lui, je réussis mon ouvrage. J’entrais à l’intérieur, mes deux compagnons étaient vraiment pâle. Mais sans le vent, le froid ne mobilisait pas tout mon esprit. Je devais donner la chaleur que j’avais à mes amis. Sans me poser de question je déshabillais tout le monde. Il fallait faire quelque chose pour les étendre. Je m’arrêtais un instant pour regarder les formes d’Anandes, mais je me donnais une claque à moi-même pour me détacher d’elle. Et tout doucement, une main sur chaque corps, je les frottais du mieux que je pouvais. De temps en temps, je changeais de position. Moi-même je devais me réchauffer. C’était un combat interminable. Mes compagnons étaient à moitié endormis, seul quelques battements de cils m’indiquaient qu’ils étaient encore conscient.
« HE !!! VOUS ALLEZ PAS MOURIR ! PAS ICI !!! C’EST VRAIMENT PAS LE MOMENT !!! ALLEZ BATTEZ VOUS !!! ALLEZ !!! »
Je commençais à les baffer quand tout à coup Gotard commença à bouger.
« Hein ? Quoi ? Mais…qu’est ce que je fais ici à moitié nu ??? »
Je pu un peu respirer. Mais Anandes elle restait encore endormie.
« Gotard, aide moi, il faut réchauffer Anandes. Si on ne maintient pas son corps à une certaine température elle ira dans un coma. Alors aide moi !! »
Il ne dit rien, il me regarda faire puis il fit les mêmes mouvements que moi. »
Tout à coup,une pensée partie pour Mada. Pour la première fois de ma vie je priais l’être de lumière qu’il s’en sorte et qu’il nous retrouve.
Je ne sais pas combien de temps Gotard et moi étions là. Nous faisions interminablement les mêmes gestes, quand enfin elle ouvrit les yeux me rassurant.
« Bien joué. Elle est revenue ! » fit Gotard.
« Qu…ou suis-je ? » fit Anandes.
« Ne bouge pas, tu es dans un petit abris, nous sommes toujours sur la montagne. On a eut vraiment très peur pour toi. » fis-je les larmes aux yeux.
Tout à coup, je commençais à entendre quelque chose, un bruit sourd et régulier et qui malgré la tempête arrivait à mes oreilles.
« Eto, tu entends ? » fit Gotard.
« Oui. »
« On dirait que ça se rapproche. Eto, prend ta lance et pique là vers le haut, et remue là du haut vers le bas. Il faut qu’on se fasse voir ! »
Son idée était très bonne, et je m’appliquais à ce qu’il disait.
Quand tout à coup, la couche qui nous protégeait se perça. A ma grande surprise, de petites créatures apparaissaient devant nous. Elles avaient de petites ailes dans le dos. De petits yeux, un corps recouvert de fourrures.
« Kupo, des humains ici. Le robot n’avait donc pas mentit. Adamo, lance la bulle régénérante. »
Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais Anandes fut envoyé dans une bulle. Je sentais à présent de nouveau le froid sur ma peau. Je me rhabillais rapidement Gotard en fit autant.
« Hé !! Qu’est ce que vous faites ! » fit Gotard.
Ces petites bêtes nous donnaient des coups dans les jambes.
« Discutez pas et avancez ! » fit l’une d’entre elle.
« Vous allez voir ! »
Il tenta d’en frapper une. Son poing s’arrêta à quelques centimètres de la bestiole. Tout à coup, Gotard décolla du sol. Et se trouva en quelques secondes la tête dans le vide.
« GOTARD !!! Mais qu’est ce que lui avez fait !! » fis-je effrayé.
« Magie gravité kupo ! Encore une menace de votre part et on vous laisse ici ! »
Sa réponse me coupa. Je n’en revenais pas qu’une petite boule de poil avait tant de pouvoir.
« Les humains mâle sont vraiment des kupos »
Fit l’un avec un tissu sur la tête.
Je ne rajoutais rien. Gotard et moi avancions lentement dans le froid. De temps en temps je levais la tête vers la bulle où était Anandes. Celle-ci ne semblait pas bouger.
Au bout d’un moment, le vent s’arrêta d’un coup, et tout à coup, le ciel était dégagé. Je m’arrêtais. Je ne comprenais pas du tout ce qu’il se passait.
« Eto, je rêve où le temps est passé du tout au tout ? » fit Gotard.
« Alors on est deux à rêver. »
Le vent qui nous avait tant agressé était à présent tombé. Une brise agréable et chaude le remplaçait à présent. La neige était à présent absente, de grandes prairies couvertes de fleurs l’avaient remplacée. Et au loin, les formes d’un village se dessinaient.
« Heu…c’est votre village ? »
« Kupo !! Les mâles doivent se taire !! »
Leur attitude vis-à-vis de nous commençait sérieusement à m’échauffer. Mais, je décidais de ne rien faire.
Nous entrâmes dans le village. Les maisons étaient bien étranges. Elles étaient d’une taille assez réduite vis-à-vis de ce que j’avais vu chez mada.
« Eto…quel paysage étrange ! » fit Mada.
« Je suis bien d’accord. »
« Silence Kupo ! » fit l’un en me donnant un coup dans les jambes.
Je regardais par terre, les rues étaient pavées, et sur les côtés les rues étaient remplies de fleur.
« Vraiment incroyable ! Gotard, je ne pense pas que leur magie seule soit uniquement à l’origine de ce miracle ! »
Tout à coup, une boule de feu me passa à quelques centimètres de mon crâne. Une partie de mes cheveux avaient été brûlés. Je levais la tête lorsque je vis encore une fois cette créature. Il avait encore le bras levé dans ma direction.
« Les humains mâles sont vraiment des imbékupo. »
Je m’énervais sérieusement. Mais, tout à coup, Shogun prit ma place, sa rage était supérieure à la mienne et il avait envi d’en découdre, je décidais de le laisser faire.
« SALE MOG ! Tu as levé la main sur celui que je dois protéger !! »
Tout à coup, mon corps commença à me faire souffrir. Shogun était entrain de faire appel à Haku. Tout à coup, un vieux mog se mit devant moi et lança une grosse boule de feu. Je croyais que c’était terminé lorsque je vis le corps de Haku nous protéger.
Je le regardais, quand celui se mit à briller, d’abord d’une lueur faible puis de plus en plus fort. Je sentis Shogun qui prenait ma lance, et qui d’un coup sec fit une entaille dans le corps de la chimère. Il y plongea la main. Une agréable douceur me parcourut le corps. Et tout à coup, il ressortit la main avec une arme à la main. »
« Touchez ne serait-ce qu’une fois mon ôte, et je vous jure sur cette masamune que je réduis votre village en cendre !! »
Tout à coup, le vieux mog lâcha sa canne et se mit à genoux.
« Gr…grand gardien…ainsi vous vous êtes réveillés….nous…nous sommes vraiment désolés ! Veuillez nous pardonner ! »
A ce moment là, tous les mog se mirent à genoux devant moi et Gotard.
« Ne vous inquiétez pas. Même si je ne suis plus Shogun physiquement, je reste fidèle aux codes des gardiens des cristaux. La première règle et de respecter et pardonner ceux qui reconnaissent leurs erreurs. Vous êtes les mog, le peuple de la magie. Vous avez rendu nombre de services à ce monde de part votre sagesse. C’est juste que je suis lié à cette homme, à cet ami, s’il disparaît, il en va de même pour moi et pour ma chimère. »
« Nous ne savions pas….par…pardonnez nous encore une fois. Relâché le compagnon du gardien et menez l’autre invokeur dans la salle de soin ! kupo ! » fit le vieux mog en se relevant.
C’est à ce moment là que je voulais intervenir avec Shogun.
« Le code des gardiens ? Des relations avec ces créatures, Shogun tu crois pas que ça suffit pour les secrets ?! »
« Oui…tu n’as pas tort. Je dois t’en parler, mais pour l’instant, faisons ce qu’ils nous disent, bien qu’elles me respectent, nous ne devons pas leur en manquer. » me fit-il très calmement.
« Et tu as remarqué, ils savaient déjà qu’Anandes était un Invokeur. »
« C’est une chose normal. Les mogs était à mon époque les créatures les plus petites de ce monde, mais, c’était les plus crains. La magie qu’ils maîtrisaient était crainte par tous les peuples. De plus, depuis toujours, jamais un mog n’a prit parti pour un peuple des dragons du ciel ou des dragons de la Terre. Mais, je suis étonné. Je ne savais pas que leur Magie était si puissante pour créer une barrière naturelle du type que nous avons rencontré. »
J'aurai pu continuer longtemps la conversation, mais, il y avait un problème à résoudre : qu'est ce qu'ils avaient fait d'Anandes.
"Je lis dans vos pensée jeune homme, votre compagne se trouve dans le temple de l'inovokeur du vent !" fit l'ancien.
Je ne m'étonnais pas de grand chose du pouvoir de ces créatures, mais je fis un bon de surprise pour le contenu de sa phrase.
"Un invokeur ??!! Ici ?" fis-je en écarquillant les yeux.
"Mais ce n'est pas votre magie qui est l'origine de ce climat si particulier ?" fit Gotard.
"Oh oh oh, vous me flattez jeune homme. Il est vrai que notre magie est puisssante, mais c'est grâce à la grande Kagero que nous vivons au côté d'une nature clémemte."
"Ainsi un invokeur s'est réveillé. Voyez vous ancien, pour mes compagnons, tous se sont éveillés au moment de leur rencontre avec les chimères. Cela fait combien de temps qu'elle "s'est éveillée ?" fit Mada.
Gotard et moi même regardions avec un certain amusement l'étonnement des mogs au vue de notre compagnon de métal. Il est vrai que Mada pouvait faire figure de curiosité dans notre groupe.
"Je comprends homme de métal..." fit le vieux mog
"Mada, je vous prie."
"Vraiment étrange cette façon de vous prendre pour un humain en vous nommant ainsi....pour répondre à votre question, cela fait depuis son enfance que Kagero a maitrisé les pouvoirs de sa chimère du vent : Zephyr."
Plus nous avancions, plus, je voyais une forme se dessiner sur l'horizon. Elle était visiblement hors du village des mogs et était beaucoup plus grande que les maisons.
"Je suppose que vous nous emmenez quelque part ?" fit gotard.
"Exactement, nous vous conduisons au temple du vent, là où est votre amie." fit un mog qui visiblement était assez jeune.
En nous approchant, je ne pu qu'être impressionné par la taille de ce temple. A vue de nez, il fallait prêt de 15 gaillards de la taille de Gotard pour atteindre le toit. Et dans sa longueur, je ne pouvais dire.
En regardant de plus près, je constatais que la pierre était très lisse, je ne connaissais pas cette matière, mais c'était terriblement agréable au touché. Le temple dégageait une atmosphère étrange. Mais il n'y avait rien d'oppressant. Je n'arrivais pas à l'expliquer ce que je ressentais. Je m'attardais quelque peu sur les motifs. Ils représentaient toutes les races de ce monde visiblement. Et j'étais vraiment étonné de certaine. Tout à coup, une voix se fit entendre, mais elle était très douce, comme porter par le vent elle disait.
"Entrez !"
Et c'est ce que nous fimes. Une fois entrée à l'intérieur, nous ne pouvions qu'être impressionnés de part la grandeur du bâtiment. Une énorme voûte avec des ornements nombreux se tenaient au dessus de nous. Sur chaque murs, il y avait des statues, qui semblaient représenter des êtres surnaturels. En effet, beaucoup avaient des ailes dans le dos, ou une langue de serpents.
Le sol lui aussi était recouvert de motifs. Seulement, ils étaient beaucoup plus sophistiqués que ceux du plafonds.
Nous avançâmes vers le fond du temple. Quand soudain, nous vîmes une personne assise sur un fauteuil. C'était visiblement une femme qui devait avoir entre 25 et 30 lunes. Elle était aussi grande que Gotard, du moins, c'est ce que je tentais d'estimer. Ces cheveux étaient à mon grand étonnement d'un blanc éclatant, et pourtant son corps ne présentait aucun signe de vieillesse.
En nous approchant, je constatais qu'elle semblait en discussion avec quelqu'un, et je découvris que c'était une jeune mog. Mais quelque chose provoqua chez nous une colère. Nous vîmes Anandes à côté d'eux, visiblement dans une bulle, dont j'ignorais la matière.
A ce moment là, je courais en face d'eux.
« Je peux savoir ce que cela signifie ? » fis-je avec un certain énervement ?
« Quelle impolitesse ! C'est bien les humains ça ! » fit la jeune mog.
Je n'avais vraiment pas le temps pour les futilité, aussi, je tentais les propos de cette petite peste.
« Je te prie de garder ton calme, mon cher, et d'abord, nous n'avons pas été présenté. » fit la femme.
« Dame Kagero, voici le gardien Eto, l'invokeur Gotard, et une machine répondant au nom de Mada. »
Les présentations furent faites, et aussitôt, elle prit un air surpris.
« Alors ainsi, des chimères sont de nouveau au services des hommes. Et moi qui me croyait une exception. » fit Kagero avec un certain dédain.
« Kagero, pouvez vous libérer notre amie Anandes ? » fis-je en serrant les poings.
« Hmmm, je sais pas si j'ai envie d'accéder à votre requête, mon cher Eto. Cette jeune fille possède le pouvoir du vent, hors moi aussi. Ce qui veut dire que pour la première fois depuis des millénaires, un cristal sera complètement purifié...mais ce qui veut dire que Kether sera bientôt parmi nous. »
Tout à coup, à la diction de ce nom, Shogun réagit et prit ma place avec beaucoup d'instance.
« Vous avez bien dit Kether ?! »
« Oui....oh, je vois que je m'adresse maintenant à la deuxième âme qui habite ce corps... »
« Comment le connaissez vous ?! » fit-il avec empressement.
« Doucement mon garçon. Avant de répondre à toutes tes questions, je veux m'assurer que tu es bien son digne frère. »
J'étais le premier surpris par ces paroles. Ainsi Shogun semblait avoir un frère....et allez encore un secret de plus !
« Je suppose que vous voulez que je vous combatte dans un duel ? » fit Shogun
« Non, par contre ma partenaire, Kythia va se faire une joie de se battre contre vous ! Elle a, comment dire, une certaine rancune contre les humains, le combat, n'en sera que plus savoureux. » fit Kagero avec un petit sourire sadique.
« Très bien, mais si je gagne ce duel, non seulement vous répondez à mes questions, mais également vous libérez Anandes. » fis-je en reprenant le contrôle.
« Hi hi, et si tu perds ? » fit Kythia
« Tu pourras faire ce que tu veux de ma personne. » fis-je
« Hi hi, enfin un humain qui a un peu de cran ! Allez viens, suis-moi ! » fit la mog
La petite kythia nous fit signe de la suivre. Nous nous dirigeâmes vers le fond du temple. Là se tenait une petite porte. Kythia l'ouvrit grâce à sa Magie et nous débarquâmes dans un champ de fleur. Kagero et Anandes nous suivaient également. Le sourire que Kagero affichait m'irritait quelque peu. Gotard aussi visiblement.
Mais la brise qui caressait les fleurs de ce champs dissippa ma nervosité, et j'étais moi-même le premier étonné de mon calme. On pouvait pas dire que la situation était au beau fixe.
Je m'approchais de Gotard et de Mada.
"S'il vous plait, je vous le demande comme une faveur, je vous prie de me laisser gérer ce combat seul. Tout ce que je demande, c'est que vous gardiez un oeil sur Anandes. L'idée qu'elle puisse être blaissée...." fis-je
Gotard me coupa
"Ne t'en fait pas, on va discrètement veiller sur elle." fit-il en croisant les bras
"Je te promets de ne pas la quitter d'un circuit !" fit Mada en levant le bras droit.
Je ne pu m'empêcher de sourire. Je leur tournais le dos, et je me dirigeais vers Kythia, qui m'attendait avec une certaine impatience.
Au même moment, Shogun me parla.
"Tu veux que je me charge de ce combat ?"
"Non merci, je veux voir si mon entrainement depuis le début de notre aventure a porté ces fruits, et puis, je ne sais pas pourquoi, mais cette petite m'irrite, mais je n'arrive pas vraiment à la haïr."
"Hé, hé, tu prends confiance, mais attention, pas d'abus, je tiens à garder mon ôte en un seul morceau !"
"Ah, ah ah, mort de rire....bon....allons-y". fis-je
"Alors tu es prêt ? Petit humain ?" fit Kythia ?
"Prêt...petite !"
J'eu à peine le temps de dire ma phrase que la petite attaque, ses yeux se mirent à briller d'une couleur or. Elle souria.
" A moi les bourrasques éternels, venez à moi et déchiquetez mon ennnemi !!!" fit-elle.
C'est alors qu'une énorme tornade se créa devant moi, elle me happa en quelque secondes sans que je puisse riposter, une fois à l'intérieur, j'avais beaucoup de mal à respirer, lorsque tout à coup, le vent sembla prendre vie. Il m'attaqua, et telle une lame assérée commença à me faire des entailles sur tout le corps, la douleur était à la limite du supportable. Tout à coup, la pression sembla se faire plus forte, et mes oreilles me firent mal, je n'arrivais plus à me concentrer. Kythia était très forte, elle voulait me faire connaitre la folie, avant que je meurs.
"TOI !!!! TU....TU VAS ME LE PAYER !!!!"
Je tentais de me concentrer pour invoquer Haku....je l'appelais au plus profond de mon être !
"Je t'en PRIE !!! VIENS A MOI !!!"
C'est alors que mon corps commença à se tortiller, j'avais l'impression que mon dos se déchirait, et je la vis devant moi.
"KOUAM TE MITO ?"
( Que veux-tu de moi ?")
La douleur m'empêchait de parler plus, c'est alors, que je sentis qu'elle fouillait dans mon esprit....dans un dernier espoir, je dis ces mots mentalement : "Sors moi de là !"
Et tout à coup, elle me prit sur son frond et d'un coup sec monta vers le sommet de la tornade. Et en un clin d'oeil j'étais dehors. Je pouvais enfin respirer et la douleur sur mes tympans avaient disparu. Je regardais en direction de Kythia, elle était vraiment plus perverse que je ne l'avais cru
Tout à coup, Shogun me parla.
"Eto, il est temps d'utiliser le vrai pouvoir de Haku. Certes elle est puissante, mais vu la taille et la magie de notre adversaire, même Haku aura du mal à le battre. Il faut le pousser à un niveau supérieur !"
"PARDON ?" fis-je surpris
"Oui, les chimères sont capables de se transformer. La condition première pour l'invoquer est la colère. Ensuite, pour la pousser plus loin, il faut qu'elle baigne dans son élément, et qu'elle soit entouré d'un sentiment réconfortant, l'amour, l'amitié, la gratitude....toutes ses choses qui habitent déjà ton âme....compris ?"
Je n'avais pas vraiment le temps de réfléchir sur la véracité de ses dires. Je lui fit confiance. Je gardais mes deux armes dans mon dos et je sautais vers Kytia.
"Hé, hé, tu crois m'avoir comme ça ?!"
Elle bougea son bras, et d'un coup sec, elle créa un mur de vent autour d'elle qui me fit voler à plusieurs dizaine de mètres.
Cloué sur le sol, je la vis au-dessus de moi, souriante.
"Vraiment d'aucun intérêt ce combat. Tu vas mourir !"
Je ne l'écoutais plus. Je fermais les yeux, et je me mis à prier. Je demandais à ce que l'eau vienne à moi. L'eau qui était dans les montagnes, dans la terre, que celle-ci me protège et renforce Haku.
Au moment où Kythia me projetta une boule de vent, quelque chose d'incroyable se produisit.
La terre se fendit. L'eau jaillit avec une force incroyable, pour me protéger. Elle se concentra en un point pour contrer la boule de vent, les deux élements se contrèrent mutuellement, quand tout à coup, l'eau se dispersa et vint près de moi. Je me sentais confiant à présent.
Je lui ordonnais de se fondre dans Haku, et je fermais les yeux. Je voulais faire disparaitre la haine, le stress et la peur de mon esprit. Je pensais à Anandes, et le fameux soir où nous avions discutés sur la plage.
C'est alors que sous mes yeux ma chimère se transforma, son corps se mit à briller. Les écailles sur sa peau devirent bleu marine, ses yeux se tintèrent d'un rouge sang. De longs pîcs poussèrent sur sa tête et ses moustaches s'allongèrent.
"Ho, ho, bravo mon garçon, voilà Léviathan avec un niveau 2, Kythia, je te conseille de te méfier !" fit Kagero.
Je regardais à présentr Kythia. Qui avait quelque peu perdu de son assurrance. Je décidais de lui donner une bonne leçon. Je ne la connaissais pas, et le fait de juger quelqu'un sans la connaitre me répugnait. Mais je décidais de faire, pour elle, une exeption. Dès le départ, elle nous a tous considéréa comme des moins que rien. J'allais de ce pas lui prouver le contraire.
Haku vint poser sa tête près de moi. Son souffle légèrement chaud me rassurrait, et je lui carraisssais son visage. Elle ferma les yeux.
Je montais à présent sur son dos.
"En garde petite mog, le véritable combat va commencer ! "
En un éclair, Haku bondit dans les airs, me procurant un effet terrible à l'estomac.
Kythia tenta de nous projeter par un mur de vent, mais de part ma volonté, je constuisis en quelques secondes un mur d'eau qui vola en éclat mais qui atténua la bourrasque.
"Et maintenant, à mon tour !"
De là où j'étais je voyais un petit lac, je me concentrais sur l'eau. Celle-ci se mit à se mouvoir. Comme je lui demandais, elle partit sous la terre.
Pendant ce temps, je fonçais sur Kythia.
Celle-ci m'étonnait. Elle avait une parfaite connaissance de ses pouvoirs, et il était très difficile de m'approcher.
C'est alors, que Haku, se sa propre initiative décrocha quatre boules d'eau.
Kytha les évita de justesse pour ne pas se faire écraser. Elle fit un saut impressionnant grâce à sa magie, mais au moment où elle posa terre, le piège se referma sur elle.
J'avais misé sur un coup de chance, et elle tomba sur la nappe d'eau que j'avais déplacé. L'eau qui était à fleur de terre avait crée un petit marais, et Kyhia était à présent entrain de s'enfoncer.
Elle tenta de s'en extirper, mais de mon côté, je la retenais. Elle s'enfonçait tout doucement.
J'arrivais au dessus de sa tête.
"Si je voulais, je pourrais te tuer tout de suite, tu sais !" fis-je en lui pointant ma lance vers elle.
"Alors, pourquoi tu ne le fais pas ?" fit-elle avec une certaine désignation, due au fait que la terre avait atteind son coup.
Il me fallut un instant pour trouver mes mots, et en fin de compte, la réponse était simple.
Malgré le fait que tu m'as écorché et blessé de partout, je....je n'arrive pas à te haïr, pas plus que tes proches, pas plus que Kagero....quand je regarde autour de moi, j'ai l'impression d'être dans un autre monde....je ne ressens pas de haine, et dès mon entrée dans le village, une certaine sérénité s'est emparé de moi....j'ai envie de vous comprendre....mais pour cela, j'aimerai que toi et Kagero, vous nous laissez une chance...de prouver que nous ne sommes pas que des êtres vils et abjects.
De mon pouvoir, je la refis sortir de terre. Je l'intégrais dans une bulle d'eau, et avec beaucoup de douceur, je lui demandais de la nettoyer....
Lorsque l'eau disparut, elle me regarda étonné. Elle s'approcha....avec encore une certaine méfiance....elle tendit sa main vers ma jambe et me toucha.
kagero s'approcha de moi, avec la bulle de vent qui retenait Anandes.
"Que me fait-elle ?" fis-je en regardant Kagero.
"Elle sonde ton âme. Kythia est une mog à part, son esprit est en contact avec les morts qui lui racontent beaucoup de choses, sa colère vient du fait que chaque nuit, elle voyait les massacres de la grande bataille des dragons du ciel que ceux de la terre. C'est là que vient sa haine des humains.
"Les esprits me disent que ton passé est sombre...sombre par les évènements que tu as subi....je ressens également une autre présence en toi....c'est....très étrange....l'autre possède une âme vieille, très vieille....pourtant, vous êtes compatibles....je ne sens pas de conflit en vous....qui....êtes vous ?....vous avez le pouvoir des invokeurs....et pourtant je ne ressens pas cet aura qui caractérise votre ami à poil, Kagero et cette fille....s'il vous plait....pourriez vous rester ici....je veux vous comprendre, et comprendre...comment un humain qui a une telle force en lui à pu me battre sans me hair....
Le combat a été très court. Kythia est une mog remarcable. Et pourtant, sa dernière phrase, m'a quelque peu secouée. Je ne ressens plus la moindre haine d'elle envers moi.
Au même moment Kagero libéra Anandes qui me regarda. Ses yeux et son sourire exprimait le remerciement. Gotard vint à côté de moi.
"La prochaine fois, je veux participer au combat..." fit-il en me donnant une bonne tape dans le dos.
Je le regardais avec le sourire.
"Les amis, je pense que nous avons parcouru un bon chemin, j'aimerai, et je sais que c'est très égoïste de ma part, que l'on fasse une pose dans notre voyage. D'une part, parce que j'aimerai m'entrainer avec vous tous pour que nous soyons habitué à nos chimères, et d'autres part, je ne sais pas pour vous, mais moi j'aime cet endroit....alors qu'en pensez vous ?"
Mada, Gotard, Anandes se regardèrent. Gotard fit un signe de la tête vers Anandes qui en fit de même. Tous, nous regardâmes Mada.
"Pourquoi me regardez vous comme ça ?"
"Ben, tu fais parti de l'équipe, ton avis a autant de valeur que le notre !" fit Gotard.
Mada sembla étonné qu'on le traite de cette façon, mais il finit par répondre avec un petit sourire.
"Je vois bien dans vos yeux que vous n'êtes pas pressé de partir....restons." fit Mada en levant la main.
Quant à moi, je regardais Kythia, qui très discrètement eut un air de satisfaction. Ce qui me décocha un petit sourire. Puis je décidais de regarder Kagero, l'invocatrice du vent. Nous n'avions pas pu voir sa chimère, et étrangement, je ne sentais ni de Shogun, ni de moi même une impatience.
"Je suis content que vous restiez, venez, les mog vont organiser un repas. Cela vous permettra de nous raconter votre voyage."
"Une seule chose, est ce que, lors de notre départ, vous viendrez avec nous ?" fit Anandes.
Si vous acceptez Kythia, je serai heureuse de vous suivre. Toutefois, je me demande, jusque où vous pourrez aller." fit-elle avec un petit air dédain.
" Nous ne savons pas encore tout sur le passé de cette planète, ni quels ennemis vont encore se dresser contre nous. Mais, avec Eto, nous sommes sur d'une chose : nous voulons récupérer les chimères, restaurer les cristaux....et si possible, créer une nouvelle ère. Moi c'est comme ça que j'le vois !" fit Gotard avec une certaine fièrté, que je partageais également. _________________ "C'est comme ça", ce n'est déjà plus comme ça au moment où on prononce ces mots |
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