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Meilinoa

Inscrit le: 04 Nov 2006 Messages: 293 Localisation: Versailles Sexe: 
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| « monthy3 » a écrit : | Comme le montre le titre ("portrait aérien"), le faucon représente une personne, en l'occurence une amie. Il fait partie d'une série de portraits que je débute, chacun étant affilié à l'un des éléments. Si tu veux, je peux en poster un autre, pour que tu voies un peu la démarche |
| Citation : | Voici l'explication : cette personne n'a aps eu besoin d'arguments rationnels pour s'introduire dans ma vie, il a suffi qu'elle soit là ; d'autre part, pour la "corde de cuir", ça correspond à mon coeur qui est très souvent fermé, en opposition. L'or est le sentiment réveillé par cette présence, en l'occurence l'amitié  |
ah maintenant que tu expliques, ça prend tout son sens xD J'avais un peu l'impression que je manquais quelque chose car la description me paraissait très éloquente pour un 'simple' faucon, mais je ne me suis pas posée plus de questions que ça ^^'
Merci pour l'explication de la strophe =) Je serais très intéressée par un autre poème de ce genre (ou autre d'ailleurs); le fait que l'image tienne la route tout au long du poème est assez impressionnant! O.O _________________ http://meili07.skyblog.com/ >> dessins .. |
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monthy3

Inscrit le: 23 Oct 2006 Messages: 78 Localisation: Paris Sexe: 
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Voici donc un 2e portrait, un peu différent du précédent. Vous n'aurez aucun mal à deviner le prénom de la personne qui se cache derrière
| Citation : | Portrait aquatique, l'alizé
La mer était d’huile et les creux se cachaient :
Le fluide n’était plus qu’une plaine liquide,
Nullement troublée par une quelconque ride
Et, dans un verre d’eau, la coque était cachet.
C’est alors que jaillit de l’onde cristalline
- Ou était-ce dans un de mes rêves vivants ? -
Projetant l’eau de mer à l’instar d’un évent,
Une figure humaine, attachante et maligne.
Elle n’était pas un de ces monstres marins,
Kraken, dragon des flots ou serpent maléfique,
Mais une jeune fée un chouïa excentrique,
A l’humour exotique, à l’aise en tout terrain.
Cette sirène étrange, éloignée de ses pairs,
Perdit avec ceux-ci le sens de tromperie
Et ce n’est pas par sorcellerie que je ris,
Parce qu’elle m’avait piégé en son repaire,
Non. C’était simplement sa franchise de ton :
Ses allusions au sexe étaient comme plus pures
Que les purs mots d’un ange échappé de l’azur
- Volage, volace et vivace, un hanneton !
Juchée sur le dos d’un dauphin tout de saphirs,
La gorge libérée, les cheveux déployés,
Prête à faire sourire un malheureux noyé,
La vision argentée chevauchait le zéphyr.
Et tout le grand bouquet des souffles irisés,
Dans cette mélopée de propos intrépides,
Tendait sagement vers un même but limpide :
Le vent le plus contraire attisait l’alizé.
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_________________ 'Le poète, l'amour du Beau, voilà sa foi,
L'Azur, son étendard, et l'Idéal, sa loi."
Verlaine
Dernière édition par monthy3 le 26 Mai 07 à 14:55; édité 1 fois |
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LightWolf

Inscrit le: 05 Jan 2007 Messages: 224 Localisation: Ailleurs... Sexe: 
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Bravo monthy3, tes poèmes sont vraiment magnifiques!!! Je donnerais cher pour avoir un vocabulaire aussi riche que le tien! Le 2ème est trés imagé, on plonge dans un rêve. Chapeau bas !!! _________________
"Les meilleures lames restent dans leur fourreau" Yoda |
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Ryu

Inscrit le: 02 Jan 2007 Messages: 341
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Effectivement, je le trouve très bien aussi...
Juste une petite question: "Projetant l’eau de mer à l’instar d’un avent"
tu veux pas plutôt dire un évent ?
J'en ai retrouvé un autre écrit plus récemment que les précédents:
Que ma vie s'arrête, je ne demande rien de plus,
Afin de partir, sans rien laisser derrière moi,
J'en ai plus qu'assez, j'ai déjà trop vécu,
Et si quelqu'un me regrette, alors ne m'en voulez pas.
Maintenant ou plus tard, je partirais quand même,
J'ai fait ce que j'avais à faire, je ne regrette rien,
Si ce n'est de quitter les rares personnes que j'aime,
Les seules avec lesquelles je me sente bien.
Pourquoi continuerais-je à suivre ce chemin,
Qui jusqu'à aujourd'hui ne m'a apporté que chagrin?
Pourquoi donc en suivrais-je un différent,
Qui ne m'apporterais que tourment?
Maintenant je dois faire mes adieux à ces quelques amis,
Qui ont su m'accompagner jusqu'à la fin de ma vie,
A vous qui avez été ma lumière dans le noir,
Il ne me reste plus qu'à vous dire "au revoir"... _________________ Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif, et son futur est toujours conditionnel. |
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monthy3

Inscrit le: 23 Oct 2006 Messages: 78 Localisation: Paris Sexe: 
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| Citation : | | Je donnerais cher pour avoir un vocabulaire aussi riche que le tien! |
Ce n'est même pas cher : il suffit juste de lire de tout et n'importe quoi
| Citation : | Juste une petite question: "Projetant l’eau de mer à l’instar d’un avent"
tu veux pas plutôt dire un évent ? |
Effectivement
Quant à ton poème : je ne sais pas si tu avais vraiment l'intention d'écrire un véritable poème ou plutôt de t'adresser à quelqu'un, de t'épancher. En effet, il est très prosaïque : tout y est très clair, relativement peu imagé, j'irais jusqu'à dire un peu désorganisé. A la limite, je me demande si ce ne serait pas plus beau, plus touchant en prose
Il y a quand même une structure intéressante, le parallélisme de la 3e strophe, et qui pose une question finalement réelle et surtout... très pessimiste. Je suppose que c'est ce que tu ressens mais, quoi qu'il en soit, si tu as vraiment pensé à passer à l'acte, je ne saurais trop t'en déconseiller...
Hmm.
Ca devient glauque, tout ça.
Allez, sourions ! La vie est belle, il fait (presque) beau, les oiseaux chantent (ou pas), et Roland-Garros commence demain  _________________ 'Le poète, l'amour du Beau, voilà sa foi,
L'Azur, son étendard, et l'Idéal, sa loi."
Verlaine |
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Ryu

Inscrit le: 02 Jan 2007 Messages: 341
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Le but était plutôt d'écrire ce que je ressentais, et il se trouve que c'est venu tout seul sous cette forme (enfin, il a fallu faire quelques rectifications pour que ça tienne en vers, mais le plus gros est venu comme ça). Et pour être franc, j'ai jamais compris comment écrire en prose pour que ça se rapproche d'un poême (je me suis faché avec les cours de français de première...).
Quand au côté pessimiste, c'est tout moi, allez savoir pourquoi. Mais même si j'ai effectivement eut l'envie de passer à l'acte, il y a eut une personne qui m'a détourné de cette voie, d'ailleurs je ne la remercierais jamais assez. Je lui ai toutefois exprimé ma gratitude avec un autre poême :
Toi qui as su m'ouvrir les yeux,
Sur ce qu'il y avait autour de moi,
Tu m'as permis de me sentir mieux,
Tout cela, c'est à toi que je le dois.
Je ne crois pas pouvoir convenablement te remercier,
Mais je n'en pense toutefois pas moins,
Je ne te le dirais probablement jamais assez,
Mais sache que pour toi, je ne serais jamais loin.
Ma vie ne m'as jamais plue,
Jusqu'à ce que je fasse ta connaissance,
Mais tu ne m'as jamais déçu,
Et je veux te prouver ma reconnaissance.
Mais je n'y arriverais sans doute pas,
Du moins pas assez pour toi, mon amie,
Je n'ai jamais été doué pour ça,
Mais au moins, je peux te dire 'merci'...
| Citation : | | Allez, sourions ! La vie est belle, il fait (presque) beau, les oiseaux chantent (ou pas), et Roland-Garros commence demain |
La vie n'est pas belle pour tout le monde...
Il fait trop chaud pour moi, je ne supporte pas la chaleur...
Y'a pas d'oiseaux qui chantent en banlieue, juste les sirènes... de police, pompiers, et ambulances...
Je peux pas regarder Roland-Garros, faut que je révise mes partiels pour la semaine prochaine...
(Comment ça je suis un emmerdeur ?) _________________ Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif, et son futur est toujours conditionnel. |
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monthy3

Inscrit le: 23 Oct 2006 Messages: 78 Localisation: Paris Sexe: 
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| Citation : | La vie n'est pas belle pour tout le monde...
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C'est pourquoi mon ton était ironique
Tiens, pour te montrer que tu es loin d'être le seul à apprécier très moyennement la vie, voici un 3e portrait... le mien.
| Citation : | Portrait aérien, le corbeau
Vole le corbeau, fier, survole la surface
Voit des fourmis errer à leurs vagabondages
Certaines s’en aller avec force bagages
Et puis se retourner, cacher encor leur face
Vole le corbeau, fier, plane sur un courant
Voit le monde entier perdre de ses couleurs
Là un visage en pleurs, ici de la douleur
Des formes s’agiter en criant, en courant
Vole le corbeau, fier, pique sur une histoire
Voit de plus près un cœur et un amour fugace
Attisant sa rancœur, échaudant son audace
S’éloigne, s’éloigne, et s’envole dans le soir
Vole le corbeau, seul, s’étiole dans la nuit
Rumine son aigreur avant de disparaître
Et, dernier témoignage hérité du triste être
Délaisse son plumage en sa dernière pluie |
PS : tu es un emmerdeur. _________________ 'Le poète, l'amour du Beau, voilà sa foi,
L'Azur, son étendard, et l'Idéal, sa loi."
Verlaine |
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Ryu

Inscrit le: 02 Jan 2007 Messages: 341
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| « monthy3 » a écrit : | | PS : tu es un emmerdeur. |
Enfin reconnu à sa juste valeur... Vil flatteur...
J'aime bien ton style d'écriture, je trouve ça vraiment bien écrit, et ça "sonne" vraiment comme un poême, c'est agréable à lire.
Et effectivement, ce n'est pas très gai, mais bravo à toi.
Juste comme ça, j'espère que tu vois un peu moins la vie en gris... _________________ Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif, et son futur est toujours conditionnel. |
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LightWolf

Inscrit le: 05 Jan 2007 Messages: 224 Localisation: Ailleurs... Sexe: 
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Hé les gens, arrêtez de tout voir en noir, il y a quand même du bien en ce monde! Bon d'accord pas toujours mais relevez la tête bon sang!
Bon après cette petite parenthèse je dois vous féliciter pour vos poèmes qui sont magnifiques. Cela m'a donné envie de m'essayer à mon tour à la poésie. Voici donc un petit poème, c'est pas encore ça mais bon, si vous pouviez me donner vos avis, ce serait gentil (n'ayez pas peur d'être francs!).
Au contact de mes doigts qui t’effleurent
Je te transmets ma pensée et tu pleures
Tes larmes de peine, autant que de joie
Déversent leurs flots, guidés par mon bras
Les mots apparaissent, mais suffisent-ils
A te rassasier, mon amie docile ?
Tu en es consciente, je fais de efforts
Je barre, réécris, je m’améliore
Combien de temps passes tu le nez en l’air ?
Tandis que moi, rêveur, quittant la terre
Je recherche le beau vocabulaire
Qui saura, à toi comme à moi, nous plaire
Une fois en main nous ne formons plus qu’un
Je suis comme inconscient je ne ressens plus rien
C’est comme si mes doigts n’existaient pas
Comme s’il n’y avait que toi au bout de mon bras
Alors tous deux soudés, nous recréons
Réinventons le monde, à notre façon
Acharnés nous affrontons la tempête
Des mots qui tourbillonnent sans cesse dans ma tête
Je les trouve, tu les dompte, notre alliance et parfaite
Et alors prennent vie, comme par enchantement
Mes rêves les plus fous, c’est si simple vraiment
A toi qui m’accompagnes au fil de mes écrits
Je voulais t’avouer, sincèrement, ceci
Car si elle est réelle, ma passion est muette
Ou plutôt silencieuse, c’est une joie secrète
Et sans toi camarade, je ne saurais la vivre
C’est pourquoi en ce jour je me dois de le dire
Merci à toi ma plume, amie de chaque instant
Merci chère confidente, pour tous ces bons moments
De douce félicité passés à tes cotés
Ceci n’est pas la fin d’une longue amitié
Seulement le début, car avec toi j’espère
Ecrire toute ma vie, rêver mon univers. _________________
"Les meilleures lames restent dans leur fourreau" Yoda |
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monthy3

Inscrit le: 23 Oct 2006 Messages: 78 Localisation: Paris Sexe: 
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J'aime énormément ! La double lecture possible (à une aimée, ou à la plume) est délicatement rendue, tu n'en fais jamais trop dans le vocabulaire, c'est vraiment du beau boulot. Si tu débutes vraiment, on va dire que tu pars avec de bonnes bases Le dernier vers clôture d'ailleurs en beauté le poème.
Allez, comme il le faut, je vais pinailler sur la fome :
| Citation : | Acharnés nous affrontons la tempête
Des mots qui tourbillonnent sans cesse dans ma tête
Je les trouve, tu les dompte, notre alliance et parfaite |
Trois vers pour une même rime, et c'est la seule strophe qui a un nombre de vers impair. Est-ce voulu ?
| Citation : | Et sans toi camarade, je ne saurais la vivre
C’est pourquoi en ce jour je me dois de le dire |
Cela ne rime pas : tu as "ivre" et "ire"
Hop, à mon tour. C'est un poème en prose, seulement mon 3e (et les 2 premiers n'étaient vraiment pas terribles). Il est plutôt long, donc je n'attends pas forcément de commentaires dessus.
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Trois songes
Je m’ennuie. Le temps file, les images défilent et seul reste le gris, les fantômes de fumée. Tout se brouille aux alentours, bientôt ma vue défaille, mon regard se perd dans la vapeur. L’ennui, fléau de mes jours et de mes nuits, spectre étiolé qui pénètre en filigrane les sphères et la peau, ses pores… Mes bras sont morts, mes doigts glacés, nulle sensation de toucher, puis je ne sens plus rien. Mon propre souffle obstrue mes narines et, avec lui, c’est mon goût qui disparaît à jamais. A jamais ? Dans la vraie vie, peut-être… Mais dans mes songes ?
Dans mes songes, j’ai vu se succéder des visages, des âmes, des étoiles – des astres. Je ne lis plus mais je m’évade, mon esprit ennuyé partant avide à la recherche de nouveaux cieux, d’inconnus lieux à arpenter en rêve. C’est en colon que je parcours les couloirs de mon âme, dédale infini aux cent dix mille issues, et c’est en nouveau-né que je m’émerveille de la richesse de couleurs qui s’offrent à moi – ni gris ni blanc ni noir, mais jaune soleil et vermeil sang. Dans ces images chaleureuses, tout mon corps se transit et se brise, et moi je chante.
Erreur ! J’ai brouillé l’harmonie du mystère en braillant des cris stridents, le monde entier vibre et sombre, et revoilà le gris qui m’entoure. Je me débats, je lutte pour remonter à la surface comme un poisson lutterait pour retrouver le fond de l’eau, et pourtant je me noie, il fait froid, les algues m’environnent et m’enserrent, m’étreignent… Soudain, je réalise, de panique je passe à bonheur. Des algues ? Les bras onctueux d’une sirène aux yeux comme des puits s’enroulent autour de moi et son corps arc-en-ciel illumine le sable fin des fonds salins. D’un battement de queue et sa main dans la mienne, elle s’élance dans l’eau soudain plus pure, les formes noires s’enfuient et les couleurs chaudes rejaillissent – coraux oranges et rouges, petits poissons multicolores, et ma compagne va danser avec eux, elle capte la lumière et rayonne de mille feux, et moi je la mire et l’admire. Son rire cristallin résonne dans l’eau claire, ses yeux se plongent dans les miens et me captivent, son corps chatoyant m’invite à danser avec elle et je tente de m’approcher…
Erreur ! Ma pesanteur d’humain a troublé la clarté, l’eau se met à bouillonner et ma sirène, dans un dernier tourbillon de bulles, s’échappe dans un maelström sous mon regard désespéré. Reviens ! Et emmène-moi avec toi… L’eau devient bistre, je suis aveugle, j’étouffe, l’eau est sinistre, je m’envole… Je m’envole ? Le noir est passé blanc sans passer par le gris, et je foule des nuages, libéré et volage ! Mes bras brassent du vent, les nuées se dissipent et le beau apparaît, le beau bleu du ciel blanc. C’est alors que surgit, portée par un courant, une vision fugitive et cette céleste s’élance dans les cieux sous mes yeux ébahis. Je marche sur les nuages, mais elle sur l’air et je ne peux l’atteindre. Ses paupières fermées reflètent une sérénité absolue alors qu’elle s’arrête un instant ; électrisée de bleu et de mauve, elle semble en transe, et de ce champ de stase jaillissent des rayons qui crépitent autour de moi, et j’agite les bras avec une joie d’enfant. Mon regard va et vient de la forme aux fils, et j’essaie de me hisser vers la première en m’agrippant aux rayons…
Erreur ! J’ai souillé des couleurs qui ne m’appartiennent pas, et la gracieuse silhouette est partie d’un battement d’ailes, me laissant seul au cœur de la tornade. Le gris de nouveau, du gris partout, tout autour. Mon âme est ballottée, elle chute, et s’incinère en atteignant les enfers. Pourtant, je n’ai pas mal, et même, je suis heureux. Car avec la chaleur infernale sont revenues les couleurs, et le gris a disparu derrière le rouge, l’orange et le jaune. Mon âme joyeuse flâne parmi les fleurs enflammées et les fleuves de feu, et de l’un de ceux-ci émerge tout-à-coup une forme embrasée, succube ou déesse des profondeurs. Démone ou ange damné, elle ne m’effraie pas malgré ses poses menaçantes, ses ricanements grinçants et ses yeux de braise, même lorsqu’elle me charge. Je la vois se jeter vers moi, je vois des étoiles, et puis elle est derrière. Ses poses se sont faites aguicheuses, ses ricanements rires chaleureux, ses yeux de braise sont passés pers. Succube, déesse ? Et alors ? Devant moi elle prend la fuite et je veux la poursuivre, ne pas la voir s’évaporer dans les cendres du brasier, elle court à longues foulées et franchit un pont noir, et j’essaie de le franchir pour la héler…
Erreur ! J’ai marché dans un lieu auquel je n’appartiens pas, j’ai outrepassé mes droits et l’enfer me le fait savoir, la démone a disparu dans un battement d’œil, les cendres grises se jettent sur moi et me piquent les yeux, je pleure…
Je pleure ce rêve qui a disparu, ces songes enfuis, enfouis sous la crasse de la vie véritable, je pleure un monde qui ne pourra jamais exister et un lieu que je ne pourrai jamais retrouver. Nagerai-je à nouveau avec toi, vivifiante sirène ? Volerai-je à nouveau avec toi, mystérieuse céleste ? Brûlerai-je à nouveau avec toi, captivante démone ? Non, bien sûr que non… D’ailleurs, l’ai-je jamais fait ? Il ne s’agit que de songes, de trois songes évanescents qui disparaîtront demain, dès l’aube.
Trois songes qui, pour un infime instant, ont coloré le gris.
------------------------------------------------------ _________________ 'Le poète, l'amour du Beau, voilà sa foi,
L'Azur, son étendard, et l'Idéal, sa loi."
Verlaine
Dernière édition par monthy3 le 28 Juin 07 à 11:19; édité 1 fois |
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LightWolf

Inscrit le: 05 Jan 2007 Messages: 224 Localisation: Ailleurs... Sexe: 
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Merci pour tes commentaires!!!
Quant à Trois songes il est vraiment génial! Tu as l'art de nous toucher dans ce qu'il y a de plus profond au fond de nous et de révéler nos rêveries enfouies. C'est extra, vivement le prochain! _________________
"Les meilleures lames restent dans leur fourreau" Yoda |
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Orochimaru

Inscrit le: 27 Juin 2007 Messages: 200
Sexe: 
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| Citation : | Dans les sombres contrées
J'apperçoit un ****
Je lui demande si il l'a bu
Il me repond que je suis nu
Je court comme un lapin chevauchant les berger
Pour ne pas me faire sodomiser
La vie est dur la vie est sombre
Ce n'été qu'a la vu de son ombre
De la grande et chaudes vallé de la mort
Ont ne peu dire qu'ils ont tord
Ils sont tombé , déchu
Tout comme les poils de son cul.
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Aaah,les remontages de vieux topics...
Aaah comme c'est dur les vacances...
désolée d'avoir remis au goût du jour,un poème apparemment boycotté des modos . _________________
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Invité
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Les derniers que j'ai écris, dont un ( voir deux ) destinée à une amie..
Confidence indirecte...
"Le vent soufflait, appeuré, pour finalement trouver refuge dans cette douce cheveulure ondulée, fuyant une sévère réalitée..
Ces yeux sombres pleins de tristesse retenés les larmes de desepoir qu'elle tentait, affaiblie, de contenir, mais dont seul des bras chaleureux aurait pu y parvenir..
Elle est seule au monde, imcomprise, ignorant son idendité, son utilité, mais elle en est coupable.
L'amour, elle le connais. Lui tenant fréquemment la main, elle pensait pouvoir vivre sans confession, seulement une nuit, il s'est enfuit, la laissant seule, face à l'ennemi..
La douleur éprouvée, elle ne saurait l'expliquer, son coeur, endormis, ne sait plus s'exprimer..
Papa, marchant au loins, ne lui porta auccun regard, c'est avec grand regret qu'elle embrasse Désespoir..
Faiblesse est tenue pour responsable, car cette fille n'est pas capable de découvrir le vrai coupable.
Marchant à contre sens, décelant comme une absence, elle fuit la véritée, suivant son innocence, qui la mèna droit dans les bras d'un déchu au coeur et âme vaincu..
Désormais cette fille n'est plus, n'a jamais été, et ne sera jamais. Son aveuglement l'a mené à s'incriminer pour une faute qu'elle aurait pu réparer, par une simple confession pour ne pas sombrer, par un simple combat pour ne plus douter, par le simple fait de ne pas désesperer..
Elle même s'est empriosonnée en accumulant, se renfermant aux contacts d'autruit, se croyant seule à survivre, meurtrie, et qui par peur à mis fin à sa vie, abandonnant amour et amis pour un voyage sans détour.
Faiblesse, innocentée, à tout de même une part de responsabilité.
Elle a tué une femme ce soir, et cette femme, c'était moi."
Un avenir incertain...
"Ce qui te lacère le coeur mon ange, c'est cette longue et lourde absence... Tu es importante, je t'assure que je le pense.. Ne sombre pas, ne sombre pas.. Ne fuis pas où je ne peux aller, ne tombe pas où je ne peux sauter..
Mais ma vie n'a plus aucun sens..
Ce qui te lacère le coeur mon ange, c'est cette longue et lourde absence... Tu es perdue, je te vois, sans défense.. Ne sombre pas, ne sombre pas... Ne verse pas de larmes où je ne pourrais les sécher, ne saigne pas là où je ne pourrais te soigner...
Mais ma vie n'a plus aucun sens..
Il était là, allongé sur l'herbe, observant les étoiles, glissant un voile entre passé et présent, les yeux fermé, perdu dans ses pensées..
Les larmes se sont écoulées, les regrets se sont déversés, il est désormais seul, face à minuit, réalisant le départ de son amie... Un chant raisonnait au loins, la berceuse, le soutient dont il avait besoin... L'herte haute lui carresser le visage, la tendresses, la délicatesse perdue sur le rivage... C'était ici qu'elle s'était noyée... Morte, étouffée par son passé..
Lui s'en voulait de n'avoir rien remarqué, mais il est le plus innocent de tous les amants...
Amoureux, respectueux, tendre et merveilleux gendre, elle n'a jamais supporter la vie et à rejoint les cieux, enportant avec elle le fabuleux..
Lui pensait pouvoir lui redonner espoir, mais elle, s'enfoncait dans les abimes de la detresse, submergée par la tristesse..
Les étoiles illuminés ses yeux, éteints depuis le matin, la douceur de l'air apaisée ses sens, mais rien ne sembler adoucir cette absence..
Son coeur, blessé, ne pourra cicatriser...
Il continua à vivre, emportant avec lui son souvenir, sans jamais oublier, à quel point il l'eut aimé..
Et elle continua de vivre à travers lui, le remerciant à jamais, d'avoir compris, accepter, et pardonner.."
N'en doute pas..
"Tu la ressens cette absence,
N'est-ce pas ?
Je te soutiens, malgré la distance,
N'en doute pas.
Tu le sais, que tu es innocente,
N'est-ce pas ?
Je sais qu'elle t'es reconnaissante,
N'en doute pas.
Tu le vois, son sourire,
N'est-ce pas ?
Il te suivra vers l'avenir,
N'en doute pas.
Tu le sais, qu'elle faisait semblant,
N'est-ce pas ?
Tu ne pouvais le savoir avant,
N'en doute pas.
Ne baisse pas les bras,
De la haut, elle te voit,
De la bas, elle y croit,
Emmène son souvenir avec toi,
N'importe où où tu iras.." |
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Lokihan

Inscrit le: 02 Oct 2007 Messages: 710 Localisation: la ou le merveilleux existe Sexe: 
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échapper à cette dualité qui régit mon monde...
dualité qui elle meme a ete engendré par la domination
le vice de se sentir sublimé de sa personne
au dépend du désespoir de leur perssone
fort de cette nouvelle luciditée
je peux percevoir ces lueurs d'espoir sur mon chemin
mais mon chemain ne s'éclaircit point
ces lueurs ne viennent pas de moi
sans doute sont ils sur mon chemin pour m'engouffrer
ils me gagnent et me disperce...
mémoire de l'espoir aux lueurs oubliers acta 1
vael,garde sombre de sainte eden
le sommeil de lyia
pourquoi dans cedeluge de feux ,je ne m'y sent point...
pouquoi...?parce que nous te berçons de notre infinie...
pourquoi je semble perdre mon eveil au meme titre que mes sens...
pourquoi...?parce que tu t'endort dans notre infinie...
tu arrivera au ciel
lui faisant face
tu ne trouvera point d'absolution
tu ne trouvera point de paix
doctrine du repos de lesprit par gloven
a l'image d'une fleur
submergé par l'éclat
il chemine vers l'espoir
mais nourri de tristesse
il se fane
se deverssant dans les tréfond
de l'abyme du desespoir
doctrine du coeur par sainte eden _________________ lady Pegasus, jamais je n'aurais imaginé recevoir une verité encore plus grande que celle que nous offre le silence de la solitude, merci pour cette grace
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monthy3

Inscrit le: 23 Oct 2006 Messages: 78 Localisation: Paris Sexe: 
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Parce que cela fait bien longtemps.
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Portrait aquatique, le corps-mort
Au milieu de la baie affleurent les bouées,
Prêtes à accueillir les hauts mâts de passage,
Désireuses d’entendre, en restant des plus sages,
Les récits d’un voyage ou de destins noués.
L’une d’entre elle est rouille, un peu marron et sale,
Et veille dans un coin plus discret de la baie.
Une existence plate – un peu comme un galet,
Jusqu’à ce qu’un voilier y fasse son escale,
S’agrippant à l’anneau en acier corrodé,
Enroulant un lourd bout pour bien s’y accrocher,
Et sans plus y penser, s’en repartir chercher
Sur la plage, là-bas, quelques boissons glacées.
Notre bouée, alors, enchantée de l’honneur
Que lui fait le navire, explorateur agile
Des océans, des mers, des miles et des miles,
Murmure en rosissant son étonnant bonheur,
Mais à qui parle-t-elle ? Observez donc la corde,
Suivez sa course au fond, poursuivez jusqu’au sable,
Et vous apercevrez tout au bout de ce câble
Un gros bloc en béton que ces chuchotis bordent.
Et comme la bouée aux rires mignons flotte,
Que voulez-vous qu’il fasse ?
Immobile, il dort. _________________ 'Le poète, l'amour du Beau, voilà sa foi,
L'Azur, son étendard, et l'Idéal, sa loi."
Verlaine |
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Dark Ifrit 69

Inscrit le: 30 Mai 2008 Messages: 1 Localisation: Lyon Sexe: 
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Bon bah à moi de publier certaines choses que j'ai pu écrire^^
Voila un article que j'avais posté sur mon blog en hommage à mon oncle!
Pour toi...
Tu es parti je n'étais encore qu'un enfant,
Je sais cas présent et ce depuis fort longtemps déjà...
Tu demeures là-haut, soulagé de ce long combat contre
la maladie qui te rongeait.
Je sais aussi que tu nous regardes, que tu nous aimes.
Que bien que le dégoût doit t'envahir tu ne nous blâmes pas.
L'indifférence de cette famille qui ne t'accorde que rarement une pensée.
Ou peut-être tu dois être triste de ne pas avoir pu être à mes côtés...
D'avoir vu mes larmes couler, et la mort me convoiter, mais tu sais...
C'est bien douloureux de vivre lorsqu'on a la moitié d'un cœur !
Tu me manques et pourtant je ne te connais que par image ou photo.
J'imagine tes tendres mots que jamais je n'aurais la chance d'entendre.
Ces mots de réconfort qui me redonneraient le courage qui parfois me
manque.
J'espère que tu es fier de ce que je suis devenu, j'ai changé depuis,
Et jusqu'à la fin de ma vie je consacrerais toute ma force pour redonner le sourire
à ceux qui l'ont perdu !
En attendant sache que je t'aime de toute mon âme.
Toi, mon ange gardien, mon oncle... _________________ Nos plus grands regrets ne sont pas pour les choses qu'on a faites...
mais pour les choses qu'on n'a pas faites.
Les choses qu'on n'a pas dites...
Lucas Scott |
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Invité
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cool de la poésie ^^ j'adore sa !
j'ai lu assez de vos poèmes, et ils sont géniaux!!!
maintenant, j'hésite même a y poster les miens... >_>
enfin bon, je verrais quand même quand j'aurais finit de tous les lires, donc c'est juste pour dire que vos poèmes sont SUBLIMES  |
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cursed despair

Inscrit le: 16 Juil 2008 Messages: 1570
Sexe: 
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mémoire de cursed despair
life for piano and violon solo
j'aimerais écrire des pensées qui ne veulent point se livrer clairement à ma personne,
de façon a y voir de plus en plus clair en mon âme pris dans un silence qui me semble sans fin,
un silence bien que magnifique se révéla si vide qu'il en est finalement douloureux,
mais j'aimerais écrire quand ce silence fut briser,
de par ce moment ou j'ai ressenti ce silence briser par l'éveil de mon coeur,
j'ai enfin eu doit à ce que je pourrait considérer comme étant,
le murmure de celui ci...
le murmure de mon coeur.
le murmure de mon coeur me cita des personnes que je pouvais vivre,
le murmure de mon coeur me cita des choses que je pouvais vivre,
tout ceci était la citation d'une existence que je pouvais vivre,
mon coeur de son murmure m'offrit une existence...
mous vivons tous du murmure de notre coeur.
mais le malheur de mon existence,
fort de son douloureux et tragique tumulte,
il m'empêcha de comprendre le murmure de mon coeur,
il m'empêcha d'entendre le murmure de mon coeur...
je ne pouvais plus écouter mon coeur.
je ne pouvais plus vivre des personne qu'il me citait,
je ne pouvais plus vivre des choses qu'il me citait,
je ne pouvais plus vivre de la citation de cette existence,
je ne pouvais plus vivre cette existence qui m'a été offerte...
par mon coeur.
je me retrouve a nouveaux dans ce silence,
qui de nouveaux m'englouti de son vide si douloureux
et je compati a ce silence pour m'y disperser
dans l'espoir d'entendre a nouveaux...
le murmure de mon coeur.
 _________________ Today is fine in white of shame lumina
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Meilinoa

Inscrit le: 04 Nov 2006 Messages: 293 Localisation: Versailles Sexe: 
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Après avoir visité et lu le blog www.leilaourse.skyrock.com (dont le nom trompe beaucoup sur le contenu d'ailleurs), j'ai eu envie d'écrire un anagramme dans la même ambiance que celle présente dans ses textes, c'est-à-dire une ambiance de débauche sexuelle et cynique, glauque, et euh, sans détour, perverse... (bon bon j'arrête).
Je l'aime bien parce que j'ai réussi à faire ce que j'avais en tête niveau forme et sens.
Souille les coeurs heureux de tes airs aguichants
Accroche leur vertue à ton corps de croisière
Lacère à coup de langue une idylle éphémère
Oubliée de l'aimé mais jamais de l'aimant
Pourrie de vanité, détruis sans regretter
Et épands ton honneur comme un panier percé _________________ http://meili07.skyblog.com/ >> dessins .. |
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monthy3

Inscrit le: 23 Oct 2006 Messages: 78 Localisation: Paris Sexe: 
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Même si je n'adhère pas tellement au mot situé en acrostiche, le poème est vraiment chouette, effectivement. Je t'avais bien dit (il y a longtemps, tu l'as sans doute oublié), que tu y arriverais très bien. Il n'y a rien à redire
Bon, et puis j'enchaîne avec un acrostiche, moins fluide que les précédents, pas forcément facile à lire, mais que j'apprécie aussi beaucoup et (pour rester dans le même thème) avec suffisamment d'allusions graveleuses pour qui daigne les chercher...
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Elans de sève noire et saccades amères
Courant le long du corps – l’émotion d’un Homère !
Raturant mon amour, tu te soumets mon âme,
Incendie ou baiser, blanche caresse ou lame.
Tu n’écouteras pas mes larmes de détresse,
Useras ta voix à froisser mes maladresses,
Railler mes sentiments et ma quête sans fin ;
Etranges nouveau-nés qui sortent d’un couffin
Mais grandissent trop vite et se muent en sarcasmes,
Aspirant mes efforts – plus que de crissants spasmes.
Malgré tout, mon aimée, en dépit de ta bile,
Innocence du fou ! mon cœur, tu l’obnubiles,
En toi, catin souillée, ne voit que la nubile. _________________ 'Le poète, l'amour du Beau, voilà sa foi,
L'Azur, son étendard, et l'Idéal, sa loi."
Verlaine |
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